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Nous sommes des petites cuillères émotionnelles

  • anthonysophrologie
  • 30 janv.
  • 2 min de lecture

(et notre corps le sait très bien)

« Il est impossible de ressentir tout ça à la fois sans exploser, dit enfin Ron. Ce n’est pas parce que tu as la capacité émotionnelle d’une cuillère à café qu’il en va de même pour tout le monde. »

Harry Potter, L’Ordre du Phénix

Une phrase drôle… qui parle directement au corps


Quand Hermione parle de “capacité émotionnelle”, elle ne parle pas d’intelligence ou de caractère.

Elle parle, sans le savoir, de capacité de contenance.

Et cette capacité ne se décide pas dans la tête.


Elle se vit dans le corps.


Car lorsqu’une émotion est “trop”, ce n’est pas une idée abstraite :

  • la poitrine se serre,

  • le ventre se noue,

  • la respiration se bloque,

  • le corps se met en alerte.

Le corps dit stop bien avant le mental.


Partons d’un principe simple


En sophrologie, on considère que :

Une émotion est d’abord une sensation corporelle.

Avant d’être nommée (peur, colère, tristesse), elle peut être ressentie comme :

  • une tension,

  • une chaleur,

  • un poids,

  • un mouvement interne.

Quand Ron dit : « sans exploser », il décrit en réalité un débordement corporel.

Son système est saturé.


Nous n’avons pas tous la même “cuillère”


Certaines personnes ressentent :

  • plus vite,

  • plus fort,

  • plus longtemps.


Ce n’est pas un choix. Ce n’est pas un défaut.


C’est souvent lié à :

  • une grande sensibilité corporelle,

  • une conscience fine des sensations,

  • un système nerveux très réactif.


En sophrologie, nous ne cherchons pas à réduire cette sensibilité. Nous cherchons à la vivre accueillant le débordement.


Le problème n’est pas l’émotion


Le problème, si il y a un problème, c’est quand le corps n’a plus d’espace.


Quand nous n’avons jamais appris à :

  • respirer avec une émotion,

  • relâcher une tension,

  • laisser passer une vague sans la retenir,


alors la “cuillère” déborde rapidement.


La sophrologie travaille précisément cela :

  • élargir l’espace intérieur

  • redonner de la mobilité au corps

  • rendre la sensation supportable


Nous ne supprimons pas l’émotion. Nous augmentons la capacité à la vivre.


Une image simple pour comprendre

Imagine une cuillère sous un robinet.


Si l’eau coule trop fort :

  • la cuillère déborde,

  • puis éclabousse,

  • puis on referme le robinet brutalement.


Et si nous ne fermons pas le robinet. Elle :

  • régule le débit,

  • apprend à sentir quand ça monte,

  • Laisse couler plus facilement.


Le corps devient un allié, pas un champ de bataille.


Ressentir beaucoup devient alors une ressource


Quand le corps est écouté :

  • l’émotion circule,

  • la respiration soutient,

  • la conscience observe, intègre.


Ce qui était vécu comme une surcharge devient :

  • une finesse de perception,

  • une capacité d’empathie,

  • une intelligence du vivant.


La cuillère n’a pas changé de nature. Elle a changé de relation à ce qu’elle contient.


 
 
 

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