Pourquoi suis-je traversé par autant de forces intérieures ?
- anthonysophrologie
- 27 juil. 2025
- 3 min de lecture
Nous sommes parfois pris dans un tourbillon intérieur, traversés par des émotions, pensées ou sensations si puissantes qu'elles nous laissent sans voix. On se sent comme un canal par lequel quelque chose de plus grand circule. Une force qui n’est pas totalement à nous, mais que nous devons pourtant accueillir, comprendre et même parfois dompter. Pourquoi cette intensité ? Pourquoi ce tumulte intérieur ?

Une exploration essentielle
Les "forces intérieures" ne se résument pas à nos simples émotions. Elles désignent ce vaste champ de mouvements invisibles : pulsions, élans, mémoires enfouies, intuitions fulgurantes qui agit en nous, parfois sans notre consentement, souvent sans explication.
Notre psyché est un monde en soi. Elle abrite des couches conscientes et inconscientes, façonnées par notre histoire, notre généalogie, nos rêves non réalisés, et autres… Ces forces viennent de là. Ce sont les reflets de nos blessures, de nos aspirations profondes, ou encore de nos conflits internes non résolus.
Les philosophes existentialistes, comme Kierkegaard ou Sartre, ont exploré cette idée : être humain, c’est être traversé. Traversé par l’angoisse, le doute, le désir de sens. Heidegger parlait de "l’être jeté dans l’existence". Ces forces intérieures ne sont pas des anomalies. Elles sont la preuve que nous existons pleinement.
Quand l’intensité intérieure devient vertigineuse
Certaines personnes vivent ce tumulte comme une marée constante. Trop de pensées. Trop d’émotions. Trop de tout. C’est comme si le monde extérieur activait un écho intérieur disproportionné. Cette hypersensibilité n’est pas une faiblesse, mais un signe de profondeur.
Être traversé, c’est parfois être appelé. Par une vérité intérieure, un besoin d’alignement, de cohérence, de sens. Ce sont les forces qui nous poussent à évoluer, à créer, à chercher autre chose.
Nos blessures deviennent des sources de transformation. Ce que nous avons vécu imprime en nous une dynamique. L’intensité est souvent le résultat de ces mémoires non digérées, de ces blessures restées ouvertes. Elles continuent d’agir en nous jusqu’à ce que nous les écoutions vraiment.
Vivre avec ce tumulte : accepter et transformer
Comme l’alchimiste qui transforme le plomb en or, notre tâche est de transformer notre tumulte en lumière. La douleur peut devenir création. L’angoisse, sagesse. Cette alchimie intérieure est possible dès que nous cessons de rejeter ce qui nous traverse.
Nommer l’expérience est déjà un acte de puissance. L’écriture, le dialogue, l’art sont des outils pour donner forme à l’informe. Mettre des mots, c’est reprendre un peu de pouvoir sur ce qui semblait incontrôlable.
Il ne s’agit pas de "guérir" à tout prix, mais d’apprivoiser. Méditation, respiration, routine créative, marches silencieuses… chaque petit acte est une manière de créer un cadre contenant pour nos forces intérieures.

Retrouver du sens à travers Soi
Chaque personne est habitée par des archétypes intérieurs, des modèles émotionnels récurrents, des schémas qui influencent nos réactions profondes. En repérant ces forces symboliques (le guerrier blessé, l’enfant intérieur, la sagesse oubliée…), nous pouvons commencer à cartographier notre paysage intérieur.
Pour entendre ce qui nous traverse, ralentir. Le tumulte extérieur brouille les signaux subtils. Le silence intérieur est un terrain fertile pour voir émerger des réponses, des images, des ressentis qui autrement resteraient enfouis. C’est dans le vide que la clarté surgit.
Plutôt que de fuir nos émotions, apprenons à les interroger. La colère parle souvent d’un besoin non respecté. La tristesse peut indiquer un deuil non terminé. La joie ? Elle nous révèle nos élans les plus authentiques. Ces forces sont nos messagers, pas nos ennemis.
Ces forces intérieures sont-elles un fardeau ou un trésor ?
Vivre avec une telle intensité peut être épuisant. Mais elle est aussi un réservoir d’énergie vitale, un moteur pour créer, aimer, comprendre. Ce qui nous submerge peut aussi devenir ce qui nous élève.
Parfois, ce que nous ressentons avec une intensité inhabituelle n’est pas là par hasard. Peut-être avons-nous à en faire quelque chose. Témoigner, accompagner, créer, transmettre. Nos forces intérieures pourraient bien être des appels déguisés.
Nous sommes traversés, mais nous ne sommes pas que cela. Ces forces nous animent, mais elles ne nous réduisent pas. Apprendre à les comprendre sans les refouler, à les écouter sans s’y perdre, c’est retrouver notre axe.
6 clés pour apprivoiser ses forces intérieures
Clé | Action concrète |
1. Respirer | Respiration consciente pour ramener le calme. |
2. Écrire | Journal intime ou poétique pour libérer le flot intérieur. |
| Instaurer un espace quotidien de silence et d'observation. |
4. Marcher | Marche en nature pour décharger l'énergie accumulée. |
5. Parler | Partager avec un proche, un thérapeute ou un groupe. |
6. Créer | Dessiner, chanter, danser : transformer en œuvre. |
Être traversé par des forces intérieures puissantes est une expérience déroutante… mais aussi profondément humaine. Cela signifie que quelque chose en nous cherche à s’exprimer, à se libérer, à se transformer. Plutôt que de lutter, prenons le temps d’écouter, de comprendre, de créer un espace où ces forces peuvent cohabiter avec paix.
Nous ne sommes pas seuls, et nous ne sommes pas fous. Nous sommes juste vivants. Intensément.
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